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DMLA : Recherche
 

Schaumberg DA, Christen WG, Buring JE, Glynn RJ, Rifai N, Ridker PM.
High-sensitivity C-reactive protein, other markers of inflammation, and the incidence of macular degeneration in women
Arch Ophthalmol. 2007 Mar ; 125 (3) : 300-5.

Il s'agit d'une étude prospective menée sur dix ans dans une population de 27 687 femmes incluses dans la Women's Health Study, âgées de 54,6 ans en moyenne et initialement sans signe de DMLA.
Un dosage plasmatique de la C Réactive Protéine Ultra sensible (CRP us), de l'ICAM1 soluble et du fibrinogène a été réalisé chez toutes les femmes lors de l'inclusion.
Dans les 10 ans qui ont suivi, 150 cas de DMLA avec une baisse d'acuité visuelle de l'œil atteint de 20 /30 ou moins ont été recensés. Après ajustement sur de multiples facteurs de risque, les auteurs ont mis en évidence l'association de taux plasmatiques de facteurs de l'inflammation plus élevés chez les femmes qui ont ultérieurement développé une DMLA avec baisse de l'acuité visuelle. Une nouvelle preuve du rôle non négligeable de l’inflammation dans la genèse de cette maladie.

Sivaprasad, S. Adewoyin, T. Bailey, T. A. Dandekar, S. S. Jenkins, S. Webster, A. R. Chong, N. V
Estimation of systemic complement C3 activity in age-related macular degeneration.
Arch Ophthalmol, 2007. 125(4): p. 515-9

Une implication de processus inflammatoires a été mise en cause dans la pathogenèse de la DMLA.
En particulier des formes de DMLA ont été retrouvées dans des familles ayant une anomalie des gènes codant pour le facteur H du complément (mutation en position 402). Le complément est un système complexe impliquant 30 enzymes et leurs régulations, qui confèrent un système de défense immunitaire inné. Il y a 3 voies d’activation du complément. Mais toutes les trois convergent vers la fraction C3. L’activation du C3 entraine un clivage en fraction C3a et C3b. le C3a est produit en deux étapes impliquant des protéines de la voie alterne (C3, facteur D et facteur B). L’arginine terminale du C3 est alors clivé, pour produire la C3a des-arginine. Cette molécule, qui n’est pas un immuno-modulateur actif, est la seule fraction du C3 qui soit circulant. Sa concentration plasmatique est donc un reflet indirect de l’activation intracellulaire du complément, et ce de façon indépendante des taux individuels de facteurs du complément.
Cette étude a cherché à déterminer le rôle du complément dans la pathogenèse de la DMLA en étudiant la concentration plasmatique du C3a des-arg. Cette composante du complément, ainsi que le typage du facteur H du complément ont été étudiés chez 42 patients présentant une MLA (groupe 1), 42 patients ayant une DMLA néovasculaire (groupe 2), et 38 sujets témoins, appariés en âge et sexe.
Résultats : le taux moyen de C3a des-arg. était significativement élevé dans les deux groupes (52.6 (2.8-198.1) ng/ml pour le groupe 1 et 60.9 (3.1-173.1) ng/ml pour le groupe 2)  atteins comparés au groupe témoin (40.3
(6.1-81.7) ng/ml). Cette augmentation était indépendante du génotype du facteur H.
Les auteurs concluent que l’activation systémique du complément doit contribuer à la pathogenèse de la DMLA, et ce, indépendamment du typage du facteur H. on peut en conclure que les traitements visant à diminuer les inflammations chroniques à bas bruit sont pertinentes pour la DMLA.

Wegscheider, B. J. Weger, M. Renner, W. Steinbrugger, I. Marz, W. Mossbock, G. Temmel, W. El-Shabrawi, Y. Schmut, O. Jahrbacher, R. Haas, A.
Association of complement factor H Y402H gene polymorphism with different subtypes of exudative age-related macular degeneration.
Ophthalmology, 2007. 114(4): p. 738-42

Le complément a été impliqué dans la pathogenèse de la DMLA. Une modification du locus 402 du gène codant pour le facteur H (remplacement d’une tyrosine par une histidine) du complément a été retrouvée comme facteur de risque dans la population nord américaine. Cette étude cas-témoin rétrospective recherche s’il y a une relation entre cette modification génétique et la présence de DMLA exsudative dans une population d’Europe centrale, et s’il y a une influence de ce gène sur les différents types de DMLA exsudative. Elle intéresse 179 patients et 163 témoins.
Résultats : la prévalence du génotype CFH 402HH est significativement supérieure chez les patients présentant une DMLA exsudative par rapport au groupe témoin (35.2% vs. 8.6%) (Odd ratio 5,78). L’étude retrouve une prévalence supérieure des homozygotes chez les patients présentant des néovaisseaux visibles, ans néo vascularisation occulte, comparés aux groupes présentant des néovaisseaux occultes purs ou prédominants ou des lésions polypoïdales.
Les auteurs concluent que la présence du génotype CFH Y402H est un risque majeur de DMLA exsudative, et particulièrement la forme à néovaisseaux visibles, dans la population d’Europe centrale.

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