Cukras, C. and S.L. Fine, Classification and grading system for age-related
Macular degeneration.
In Ophthalmol Clin, 2007.47(1):p.51-63.
Après avoir posé le problème de la classification des stades de la
MLA et de la DMLA, et du risque d’évolution vers une forme
sévère, les auteurs reprennent la classification simplifiée proposée
dans le rapport de l’AREDS N° 18 :
Les critères de classement sont : la présence de drusen d’une
taille > 125μ et la présence d’anomalies pigmentaires, qui n’intéressent
pas la zone fovéolaire. Chaque patient peut atteindre un
score de 4 comme l’explique le tableau suivant :
Cette classification est utilisable pour les formes précoces, si un
oeil a été plus sévèrement atteint, on lui attribue 2 points, et on « score » l’autre selon l’échelle ci-dessus. Pour les drusen intermédiaires
(entre 63μ et 125μ), on peut attribuer un score de 0,5, ce
qui fait 1 si les deux yeux sont atteints.
Cependant cette classification ne s’appuie que sur des rétinophotographies.
L’auteur rappelle qu’il est nécessaire d’estimer le
risque évolutif en tenant compte des résultats de l’angiographie,
de la classification en occultes purs, à prédominance visibles,à prédominance occulte, la taille des lésions initiales, ainsi que des
possibilités thérapeutiques offerte à chaque catégorie de lésion.
Ils évoquent aussi la vasculopathie polypoïdale, et ses particularités évolutives.
En conclusion, ils reprennent la classification simplifiée de
l’AREDS, qui leur paraît une bonne classification pour la pratique
quotidienne, en la nuançant avec l’étude MPS : présence de 5
drusen controlatéraux, présence d’au moins un drusen de plus de
125μ, présence de modifications de l’épithélium pigmentaire,
présence d’une hypertension artérielle.
McBain VA, Townend J, Lois N. Fundus autofluorescence in exudative age-related macular degeneration.
Br J Ophthalmol. 2007 Apr;91(4):491-6.
Les auteurs ont analysé de façon comparative les clichés en couleur, en auto fluorescence (AF) et les clichés angiographiques de 40 patients (43 yeux) atteints de DMLA avec néovaisseaux choroïdiens (NVC).
Une faible AF était présente au site occupé par les NVC, elle prenait une allure différente selon qu'il s'agissait de NVC visibles ou de NVC occultes. L'AF du reste de la rétine était homogène, comparable à celle de l'œil adelphe. Dans moins d'un quart des cas, une augmentation de l'AF mal systématisable a été constatée. Chez 4 patients des clichés en AF précédent la survenue des NVC étaient disponibles et ne montraient pas d'anomalie de l'AF. Les auteurs s'interrogent sur le rôle de la lipofuscine (dont l'AF est le témoin) dans la survenue des NVC.